Nounou sandra

29 juin 2018

ACTIVITÉ Le riz coloré

Les jeux de transvasement occupent une place non négligeable dans la petite enfance. Les enfants prennent en effet beaucoup de plaisir à faire passer  toutes sortes d’éléments d’un compartiment à un autre, que ce soit une boite, un tiroir, un pot… Et si vous leur proposiez de transvaser du riz multicolore ?

Riz colorés dans des sachetsRiz coloré dans des gobeletsMain dBébé met ses mains dans du riz coloré

 

Grâce à cette activité toute simple à mettre en place, vous pourrez aussi les initier à une découverte sensorielle ! Invitez-les à plonger leur main dans un sac rempli de riz et observez leurs réactions. Demandez-leur de commenter ce qu’ils ressentent. Cette activité sera aussi l’occasion de travailler la motricité fine. Et si vous leur demandiez d’attraper un petit grain de riz bleu ? Une chouette façon de leur apprendre aussi les couleurs

Ce qu’il vous faut

  • du riz 1er prix
  • des colorants alimentaires
  • du vinaigre blanc
  • des sachets de congélation


Comment procéder ?

  • Préparez vos sacs de congélation selon le nombre de couleurs que vous souhaitez avoir
  • Répartissez le riz dans ces sacsAjoutez votre colorant alimentaire (attention : quelques gouttes suffisent)
  • Ajoutez une cuillère à café de vinaigre blanc dans chaque sac
  • Fermez les sacs et mélangez le riz entre vos mains pour que tous les grains se colorent
  • Ouvrez les sacs et laissez le riz séché au soleil. Vous faites l’activité en pleine hiver ? Étalez le riz sur du papier sulfurisé et mettez le 10 minutes au four à 100°C.
  • C’est prêt !

Astuce : selon la quantité de colorant alimentaire ajoutée, vous aurez des nuances de couleurs différentes. Vous pourrez donc avoir des tons pastels ou plus vifs et ainsi jouer sur des camaïeux de couleurs !

Et pour plus d’inspirations : voici un board Pinterest sur le riz coloré !

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Faut-il leur demander de dire « merci » et « s’il te plaît » ?

Il n’est pas rare que des professionnels demandent aux enfants de prononcer les incontournables « merci », « s’il te plaît », « pardon ». Est-ce réellement le bon âge et le bon lieu pour leur apprendre les petits mots magiques ?

petite fille qui demande en pointant du doigt

 

Nous sommes en jeu libre. Mario, pas tout à fait 3 ans, s’approche de la professionnelle d’un air déterminé, un jouet à la main. « Tétine, tétine ! » lui lance-t-il, le doigt rivé sur la boîte à tétines située sur le meuble. Surpris par son attitude, l’adulte ouvre de grands yeux. « Tu sais bien que ce n’est pas comme ça que l’on demande des choses. J’attends le mot magique. Tu le connais, je t’ai déjà entendu le dire ! ». « Tétiiiiiiiiiiiiine, tétiiiiiiiiiine !!! » s’impatiente le petit garçon, commençant à trépigner de colère. « Mario, ce n’est pas la peine de t’énerver, ça ne marche pas comme ça. J’attends le mot magique ! ». Spontanément, Mario se dirige vers l’autre bout de la pièce pour solliciter une autre professionnelle qui, sans avoir assisté à la scène, lui donne spontanément sa tétine. Pourquoi une telle différence de réaction entre ces deux adultes ?

Dire « merci » et « s’il te plaît », c’est un signe de respect

Certains adultes, parents comme professionnels, sont attachés aux mots de politesse et attendent des enfants qu’ils les prononcent à bon escient. C’est pour eux une manière d’intégrer les règles de savoir-vivre. Le mode d’accueil dans lequel ils évoluent est une sorte de mini-société dont les codes doivent être appliqués.
D’autres adultes invitent spontanément les enfants à leur dire « merci » et « s’il te plaît », sans se poser de question, un peu par automatisme. Pour eux, ces petits mots font partie du vocabulaire quotidien. Ils reproduisent instinctivement les épisodes de communication qu’ils ont eux-mêmes vécus quand ils étaient enfants, lorsque les adultes qui l’encadraient - parents, enseignants - exigeaient d’eux qu’ils jalonnent leurs discours des traditionnels « s’il te plaît » et « merci ».

Pour d’autres adultes encore, ces mots de politesse sont une réelle marque de respect. Si bien que ces derniers peuvent vivre l’absence d’un « s’il te plaît » comme une agression personnelle, un manque d’estime à leur égard, comme si l’enfant ne les considérait pas. « La dernière fois, Hugo m’a demandé de la purée, avec un air nonchalant, la bouche pleine, levant son assiette dans ma direction sans même m’adresser un regard, comme si j’étais à son service ! Je n’y croyais pas ! A quelques détails près, on aurait dit un ado insolent et provocateur… C’est plus fort que moi, je ne supporte pas cette attitude ». Cette interprétation de l’absence d’un « s’il te plaît » comme la marque d’un manque de respect est totalement erronée. Ici, la professionnelle fait preuve d’une forme d’adultomorphisme, à savoir cette tendance (que l’on a tous, plus ou moins) à décoder les comportements des enfants comme s’il s’agissait de mini-adultes. On oublie que les jeunes enfants n’ont pas du tout le même niveau de développement, ni le même degré de maturation cérébrale que leurs aînés adolescents ! Aussi, même si leur attitude suggère en apparence une forme d’insolence, la réalité est toute autre.

 

Ceci dit, reconnaissons que cette course précoce à la politesse est aussi largement alimentée par certains parents. Combien d’entre eux exigent que leur enfant dise « bonjour » ou « au revoir » aux professionnels, ou bien qu’il leur fasse un bisou, lors des arrivées et des départs du lieu d’accueil ? Un petit sourire au coin n’est-il pas tout aussi agréable à recevoir qu’un « bonjour » en bonne et due forme ?
Enfin, une partie des professionnels de la petite enfance n’insiste pas pour que l’enfant prononce ces mots de politesse. Pour eux, ce n’est ni l’âge, ni le lieu pour s’y atteler. Ils ont toute la vie pour devenir polis !
L’objectif de cet article n’est pas de vous encourager ou non à enseigner la politesse aux jeunes enfants que vous accueillez. Non, son objectif est de vous indiquer ce qu’il se passe réellement dans la tête d’un enfant, sur le plan de la compréhension de ces mots magiques. Le reste vous appartient !

Avant 4 ans, ces mots n’ont pas de réel sens pour l’enfant

Que pensez-vous qu’un tout-petit comprenne des mots magiques tels que « s’il te plaît », « pardon », « merci » ? A vrai dire, pas grand-chose. Enseigner la politesse à des enfants revient à leur apprendre les codes de communication d’un groupe social, à savoir la société à laquelle ils appartiennent. L’ensemble de ces mots, liés à notre culture, n’ont en soi aucun sens. On ne peut pas les toucher, les attraper, les lancer, les caresser, les mettre à la bouche. Ils sont totalement abstraits et impalpables. Or, sans doute avez-vous remarqué que les jeunes enfants demeurent dans un monde concret et physique et qu’ils appréhendaient plus facilement les éléments qu’ils pouvaient manipuler avec leurs petites mains.  

Mais ce n’est pas tout. Pour bien saisir le sens de ces mots de politesse, il faut en comprendre leur usage et à quoi ils servent dans la vraie vie (par exemple, à manifester sa gratitude à quelqu’un, sa considération, son respect). Cette compréhension repose sur un prérequis cognitif qui s’acquière au gré de la maturation de leur cerveau. Pour comprendre la portée de ces mots il faut d’abord comprendre que l’autre pense différemment de nous, qu’il a des besoins, des émotions, des croyances différentes de nous. En d’autres termes, disons que pour comprendre la portée des mots de politesse, il faut être « décentré ». Cette capacité à prendre en compte le point de vue de l’autre s’appelle la théorie de l’esprit et n’est pas mature avant 4 ans en moyenne. Avant cet âge, l’enfant ne fait que répéter mécaniquement les mots « merci » et « s’il te plaît » qu’on lui demande si souvent de prononcer dans tel ou tel contexte (quand on lui donne quelque chose, par exemple). Contrairement aux apparences, ce n’est donc qu’un conditionnement. Il est d’ailleurs inutile de chercher à brûler les étapes car cette compréhension est tributaire de leur développement cérébral. Chercher à faire entrer un jeune enfant dans le moule de la politesse alors qu’il n’est pas prêt sur le plan cognitif, c’est un peu comme apprendre à un lion à sauter dans un cerceau. Ce n’est ni naturel, ni spontané.

Etre poli soi-même est la meilleure manière de le rendre poli

Tout-petit, un enfant est poli à sa manière, bien loin des codes des adultes. Au lieu d’un traditionnel « merci », il vous fera une caresse, un petit câlin, un sourire. Un éclat de rire en réaction à un petit cadeau n’est-il pas l’une des plus belles marques de gratitude envers un adulte ? Et puis, quand il sera en âge de comprendre réellement tous ces codes, il pourra même vous dire « merci » juste pour vous faire plaisir, même s’il n’est pas satisfait du cadeau ! Patience, donc.
En attendant, la meilleure manière de rendre un enfant poli est d’être soi-même poli avec lui. Profitez qu’il vous donne un objet pour le remercier, efforcez-vous de vous excuser lorsque vous le bousculez. Ornez votre requête d’un « s’il te plaît » chaleureux et bienveillant si vous attendez quelque chose de lui. Un beau jour, il vous manifestera avec des mots le respect que vous lui avez si souvent témoigné. C’est à vous de jouer !

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Comment soulager une piqûre d’insecte chez un tout-petit ?

Aïe… Un des enfants qui vous sont confiés s’est fait piquer. Difficile d’éviter ce type d’incident alors que le beau temps incite à sortir les petits au parc ou dans le jardin. Voici quelques conseils pour adopter la bonne attitude face à une piqûre d’insecte quel qu’il soit ou encore une tique. Avec  le Dr Cyrielle Estevez, pédiatre à Longwy (54).

piqûre d

 

Il a été piqué par un moustique ou un aoûtat

La piqûre est reconnaissable au petit gonflement rouge. Cette piqûre est le plus souvent bénigne et les traces disparaissent en deux ou trois jours. Mais ça démange !
Comment soulager l’enfant : comme pour toute piqûre, il faut laver la plaie avec de l’eau et du savon et tamponner doucement avec une serviette propre pour sécher. Pour diminuer le gonflement, il est possible de passer sur la piqûre un glaçon enveloppé dans des compresses ou dans une serviette propre (jamais en contact direct car le froid brûle), cela permet aussi de diminuer l’inconfort de la sensation de démangeaison. Vous pouvez apposer sur la piqûre une crème antihistaminique, mais attention, toutes ne sont pas indiquées pour des tout-petits. Idéalement, avant la saison des moustiques, il faut anticiper en demandant aux parents de vous fournir le produit conseillé par leur médecin ou vous être équipée vous-même selon les conseils de la PMI ou du pharmacien. Si vous avez sauté cette case, ce n’est pas grave, vous pouvez jouer votre joker en filant à la pharmacie la plus proche. Et en attendant, vous pouvez appliquer sur la piqûre une compresse imbibée d’eau et de vinaigre de vin, un remède d’antan qui soulage la sensation de démangeaison.
Les précautions à prendre : il faut empêcher l’enfant de se gratter, pour éviter le risque de surinfection. Le plus simple est d’opter pour un body à manches longues s’il a été piqué sur les bras ou/et des chaussettes ou un legging léger s’il a été piqué sur les jambes.

Il s’est fait piquer par une tique

Plus rares en ville, les piqûres de tique à la campagne sont légion, surtout si vous avez projeté une balade dans les hautes herbes ou si votre jardin est proche d’un pré ou d’un jardin où gambadent des chiens. La morsure d’une tique est en général sans gravité et indolore mais dans certaines régions (Alsace, Lorraine, Limousin, Auvergne et Rhône-Alpes), environ 20% de ces insectes véhiculent hélas la maladie de Lyme. Pour la repérer, il faut bien observer le corps de l’enfant, derrière le genou, au pli de l’aine et du bras en général.
Comment soulager l’enfant : pour déloger la tique qui s’enfonce toujours en partie sous la peau par la tête, attrapez la tique par sa tête le plus près possible de la peau avec une pince à épiler à bouts effilés, et tirez droit (surtout n’essayez pas de la déloger en tirant en zizgag). Vous pouvez aussi utiliser une carte bancaire (préalablement désinfectée), en la glissant sous le corps de la tique jusqu’à la tête et en poussant pour inciter la tique à lâcher prise. Ensuite lavez la plaie à l’eau et au savon et séchez soigneusement avec un linge propre. Si vous n’avez pas de pince à épiler sous la main ou que l’astuce de la carte bancaire vous laisse dubitative, n’essayez pas d’enlever la tique avec les doigts. Filez à la pharmacie ou au cabinet médical proche de votre domicile.
Les précautions à prendre : Comme pour les autres piqûres, veillez à recouvrir la plaie par un vêtement. Vous pouvez stocker la tique dans un bocal ou une enveloppe fermée pour que les parents la confient à un laboratoire d’analyse afin de savoir si la tique était porteuse d’une maladie (Lyme notamment). Curieusement, il semblerait qu’une piqûre de tique puisse rendre certaines personnes allergiques à la viande* et cette réaction, provoquée par la salive de l’insecte, peut se manifester plusieurs semaines ou mois après la piqûre. Il faut donc surveiller chez l’enfant les symptômes suivants : démangeaisons, urticaire, nausées et vomissements. D'où la nécessité de prévenir les parents pour qu'ils puissenr surveiller l'évolution non seulement de la piqûremais aussi de ses évenetuelles conséquences.

Il a été piqué par un insecte à dard

Abeille, guêpe ou frelon, la piqûre est souvent rouge et enflée, douloureuse et peut provoquer une réaction allergique. Prudence ! Surtout si l’enfant a été piqué à plusieurs reprises ou dans la bouche : dans ce cas, aucune hésitation, appelez les services d’urgence sans attendre.
Comment soulager l’enfantsi le dard est resté dans la plaie (abeille), retirez-le en grattant la peau avec un objet plat (par exemple une carte de crédit préalablement désinfectée) ou avec votre ongle, après avoir brossé vos mains au savon. Veillez bien à ne pas presser la glande à venin au bout du dard pour ne pas en diffuser davantage. Puis lavez la plaie à l’eau et au savon. L’utilisation d’un antiseptique pédiatrique n’est pas nécessaire. Comme pour les piqûres de moustique, vous pouvez passer sur l’endroit douloureux des glaçons emballés dans un linge propre afin de diminuer œdème et douleur. Si la douleur persiste, vous pouvez donner à l’enfant un peu de paracétamol ou d’ibuprofène, mais vérifiez bien les dosages en fonction du poids de l’enfant auprès de votre pharmacien ou de votre pédiatre.
Les précautions à prendre : comme pour les piqûres de moustiques, recouvrez la zone piquée avec un vêtement pour éviter la surinfection en cas de grattage. Et surveillez attentivement l’enfant dans les heures qui suivent pour dépister d’éventuels symptômes de réaction allergique (voir encadré). Dans certains cas, il peut s’agir d’une urgence absolue.


*Travaux de recherches du Pr Platts-Mills, allergologue, Professeur à l’Université de la Virginie (USA) dont les travaux ont été publiés dans le « Journal of General Internal Medicine » en 2012.

Comment reconnaître une réaction allergique ?

 

L’enfant ou le bébé peut présenter un ou différents symptômes après avoir été piqué, signe d’une réaction allergique probable. Il peut s’agir :
• d’une respiration sifflante
• d’œdèmes au niveau du cou, du visage, de la bouche et des voies respiratoires (lèvres, muqueuse bucale…)
• d’un essoufflement ou rythme cardiaque accéléré
• d’une difficulté à parler
• d’une peau devenue froide et moite
• de vomissements
• d’une perte de conscience.
Ce qu’il faut faire : allongez bébé en position latérale de sécurité et appelez le SAMU ou les pompiers de toute urgence, puis prévenez les parents.  

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Épidémie de varicelle : 8 régions touchées

petite fille touchée par la varicelle

La varicelle continue sa progression en France. En effet selon le réseau Sentinelles, des foyers épidémiques ont été détectés dans huit régions la semaine dernière, où la maladie sévit d’une intensité forte à modérée. La Bretagne et la Normandie sont les plus touchées avec respectivement 49 et 42 cas pour 100 000 habitants. Puis viennent les Hauts-de-France (36), les Pays de la Loire (35), la Bourgogne-Franche-Comté (32), le Grand Est (24), l’Auvergne-Rhône-Alpes (24) et le Centre-Val de Loire (20). 
Mais avec les vacances d’été qui arrivent, on peut craindre une propagation de l’épidémie car le virus est très contagieux. On dénombre environ 700 000 cas chaque année.

Prudence si vous n’êtes pas vaccinés
La varicelle se transmet par contact direct, notamment par les voies respiratoires. Pour rappel, les boutons, la fièvre et autres symptômes apparaissent seulement deux semaines après la contamination. 
C’est une maladie infectieuse courante chez l’enfant, mais tout le monde peut la contracter, Plus rare chez l’adulte, elle peut entraîner de graves complications. Et dangereuse pour la femme enceinte non vaccinée car en cas d’infection le fœtus peut être contaminé. La vaccination est donc fortement conseillée pour celles qui souhaitent avoir un enfant.

 

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Plagiocéphalie et retournement à plat ventre : le point de vue d’une psychomotricienne

Le syndrome de la tête plate (ou plagiocéphalie) est de plus en plus fréquent. C’est un fait. Les bébés sont couchés sur le dos pour prévenir la Mort Inattendue du Nourrisson (MIN). C’est essentiel et non négociable. Monique Busquet, psychomotricienne, propose des solutions pour limiter les risques de plagiocéphalie tout en respectant la morphologie et les capacités des tout-petits bébés.

bébé à plat ventre

Tous les professionnels s’accordent pour relever une nette augmentation du nombre de bébés qui présentent une déformation de la tête. Celle-ci, associée ou non à un torticolis, est appelée « Plagiocéphalie Postérieure d’Origine Positionnelle ». Cette augmentation depuis 20 ans correspond  à la généralisation des pratiques de couchage à plat dos. Coucher un bébé à plat dos pendant ses temps de sommeil, tant qu’il ne peut pas se retourner lui-même, fait partie des recommandations médicales, essentielles à respecter pour la prévention des morts subites du nourrisson.

A plat ventre pour jouer : fatiguant pour les petits bébés

Face à l’augmentation du nombre de plagiocéphalies, l’ensemble des médecins recommandent actuellement, de poser les bébés à plat ventre lorsqu’ils sont éveillés, plusieurs fois par jour quelques minutes. Le but est de tonifier le bébé dans sa tenue de tête et de minimiser le temps durant lequel le crâne du bébé est en appui sur un plan dur. C’est effectivement cet appui prolongé qui favorise l’aplatissement de la tête, or il est essentiel de laisser les os qui constituent le crâne pouvoir « respirer ».

Ma formation et mon expérience de psychomotricienne (comme  nombreux de mes collègues) m'amènent à vouloir affiner ces recommandations.
Etre posé à plat ventre n’est pas confortable pour le bébé  car il n’y est pas encore prêt. En effet, se tenir à plat ventre demande une capacité neuromusculaire, dont le bébé ne dispose pas encore. Il n’est pas non plus capable de se remettre seul à plat dos lorsqu’il en aurait besoin. Tenir un effort musculaire, immobile est source de tension et de crispation  (sauf bien sûr lorsque le bébé est installé  sur le corps de son parent). A plat ventre, le bébé tout petit a du mal à relever sa tête ; le bébé un peu plus grand peut tenir sa tête mais doit écarter ses bras pour s’équilibrer. Il est alors en difficulté pour les ramener devant, dans une  position qui lui serait plus confortable. Il fait alors ce que l’on appelle « le planeur » en « battant des bras », ce qui lui est désagréable. Il est alors en hyper extension et ne peut lui-même relâcher ses tensions pour revenir à une position confortable.

Alors comment diminuer le risque de plagiocéphalies, comment éviter trop d’appui ? D’autres pistes et propositions sont possibles.

Diminuer le temps passé dans « les sièges à coque rigide »

L’augmentation des plagiocéphalies est aussi concomitante de l’utilisation des sièges à coque dure sur de longues périodes. En effet, ces sièges, initialement prévus comme des sièges autos sont de plus en plus utilisés comme « lieu de vie du bébé », parfois de longues heures.
Les bébés  sont moins souvent pris dans les bras, sont  peu sortis de ces sièges auto mais sont souvent « plutôt ballottés » dans ces sièges. Ceux-ci deviennent alors comme une seconde peau autant dans la voiture, dans  la poussette, le caddie, le domicile. Ces sièges sont certes très pratiques, ils libèrent les bras des parents,  ils permettent de poser les bébés sans les réveiller. Mais quelles sensations  ces bébés ont alors dans leur corps ? Quels vécus sensorimoteurs ? Les bébés y sont contenus, souvent emmitouflés, rassurés, mais ils y sont maintenus immobiles. Même la tête est le plus souvent empêchée de bouger.

Porter l’enfant dans les bras


Porté dans les bras, l’enfant  peut bouger sa tête, il la tient, la tourne, la redresse, il tonifie ainsi progressivement sa nuque. Etre porté ne lui donne pas de mauvaises habitudes mais au contraire une meilleure conscience de son corps donc une plus grande envie de bouger ensuite de façon autonome et libre.
Il peut être intéressant, en cas de torticolis, de lui permettre de tourner sa tête  en l’incitant à regarder de chaque côté. Cela lui est plus facile lorsqu’il est porté car  alors la tête est plus libre de tourner

Favoriser le temps d’éveil sur un tapis à plat dos (et non dans un relax)

Le bébé ne peut bouger dans un relax, il regarde autour de lui, il joue avec ses mains mais ne mobilise pas l’ensemble de son corps. Le bassin et le dos restent immobiles. Sur un tapis, il est libre de découvrir toutes ses possibilités de mouvement: attraper ses pieds, tourner la tête, faire des semi-retournements.
Il se prépare ainsi progressivement aux retournements vers le plat ventre, puis aux déplacements si importants que sont le ramper et les quatre pattes.

Jouer et accompagner les bébés à se retourner

Un bébé laissé libre de ses mouvements n’a pas besoin de l’adulte pour lui montrer comment se retourner. Mais un bébé qui reste immobile et passif, qui a peu investi le mouvement, qui pleure, (pour diverses raisons possibles), peut avoir besoin d’être accompagné dans la découverte de  ce plaisir à se mouvoir.
Plutôt que le poser à plat ventre, ou le retourner « comme une crêpe », il est plus judicieux de mobiliser le bébé dans des mouvements actifs de sa part : l’aider à se  rouler sur le côté, fléchir la jambe pour amener une rotation du bassin et du dos, mouvement dans lequel le bébé participe. Le bébé peut alors, par un enchainement physiologique, aller vers le plat ventre, les bras en avant et redresser ainsi la tête dans un mouvement juste et confortable, qui l’aide à se tonifier. Il ressent ainsi dans son corps un mouvement agréable et respectueux, dans lequel il participe, et qu’il cherchera lui-même à revivre. Cette sensation de mouvement, de changement de position, lui est plus utile que d’être simplement installé à plat ventre de façon passive. Cela peut lui être proposer lors des changes, des habillages, de temps de jeux, dans le respect de ce qu’il manifeste alors, de son plaisir, de sa possibilité d’y participer. L’accompagnement par l’adulte dans un geste juste et bien-traitant, aide ainsi l’enfant à être acteur, actif et sujet.

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28 juin 2018

coloriage de fruits

Coloriage_Fruits

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jeux de mémo fruits et légumes

M_mo_FruitsM_mo_L_gumes

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dessin a imprimer "l’été"

ETE_TABLEAU_A_COLORIER

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Aucun texte alternatif disponible.ETE_TABLEAU_A_COLORIER

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