L’otite (moyenne aigüe)

Temps que leur système immunitaire est encore immature, les infections ORL sont un passage quasi-obligé chez les tout-petits. En adoptant les bons réflexes, il est toutefois possible de limiter la multiplication des otites dites moyennes aigües.Les symptômes : fièvre, pleurs et frottements d’oreille
Tout commence généralement par un banal rhume. Au bout de quelques jours, l’enfant se montre grognon et se met à se toucher l’oreille en permanence. La fièvre peut alors monter jusqu’à 39,5° et ses selles devenir molles. Chez certains enfants, l’otite peut même s’accompagner de vomissements et d’une conjonctivite. 

Les otites dites « moyennes aigües » connaissent un pic durant l’hiver. Mais elles peuvent survenir tout au long de l’année. Il suffit d’une climatisation mal réglée. Ou d’une poussée dentaire : mettre en permanence les mains et les objets à la bouche pour soulager l’inflammation gingivale favorise le contact avec les microbes en tous genres.  

Pour enrayer efficacement l’infection, les parents doivent consulter leur pédiatre qui examinera les tympans de l’enfant et prescrira le traitement adapté.

Le traitement : antibiotiques et lavage de nez
Chez les moins de deux ans, le recours aux antibiotiques est très fréquent. A cet âge, une otite mal soignée peut en effet entraîner une baisse de l’audition passagère. C’est la complication la plus fréquente. Le risque de voir l’infection dégénérer en méningite ou en paralysie faciale, même s’il est très rare, existe aussi. Si les antibiotiques s’avèrent nécessaires, le médecin les choisit avec soin afin de limiter les risques de résistance. Chez un enfant de plus de deux ans, il privilégie les antalgiques et les anti-inflammatoires. 

L’enfant doit également prendre des médicaments contre la fièvre et/ou la douleur en fonction de ses symptômes. Vous pouvez administrer tous ces traitements à partir du moment où les parents vous présentent une ordonnance. 

Le lavage régulier du nez fait partie intégrante du traitement. En fluidifiant les sécrétions, cette bonne hygiène du nez va compléter l’action des antibiotiques et accélérer la disparition des microbes. 

Entre deux otites moyennes aigües, le médecin surveillera les tympans de l’enfant afin de s’assurer qu’une otite séreuse ne persiste pas. Si elle est indolore, cette dernière peut en effet générer une baisse d’audition, heureusement réversible, et par conséquent des difficultés d’acquisition du langage.

En prévention : un nez propre et pas de tabagisme passif
Pour éviter que les rhumes ne dégénèrent en otite, il faut limiter la stagnation et la prolifération des microbes dans la sphère ORL. Au moindre petit écoulement, beaucoup de pédiatres recommandent donc de nettoyer les narines de l’enfant plusieurs fois par jour avec des dosettes de sérum physiologique ou un spray d’eau de mer. Ces pulvérisations vont fluidifier le mucus et faciliter son évacuation avec un mouche-bébé. Autre précaution indispensable, protéger l’enfant du tabagisme passif. 

A noter
Au-delà de 6 otites par an, le pédiatre demandera probablement un bilan complet. Un reflux gastro-œsophagien sans symptômes apparents, c’est-à-dire sans régurgitation, peut en effet être à l’origine d’otites à répétition durant la première année. Autre hypothèse, une éventuelle anémie : même si le rôle du fer dans les infections répétées est contesté par certains pédiatres, il peut être utile de faire un dosage sanguin afin de s’assurer qu’il n’y a aucune carence.