La tête plate (plagiocéphalie)

Certains bébés ont un côté de leur crâne aplati. Si elle est inesthétique, cette plagiocéphalie positionnelle est heureusement tout à fait bénigne. Elle n’a aucune conséquence sur le développement de leur cerveau. Mais pour que leur tête retrouve son joli arrondi, il faut sans tarder adopter de nouvelles habitudes. A la maison comme en journée avec vous.La cause : un crâne encore très malléable
Prendre l’habitude de faire dormir les bébés sur le dos a permis de diminuer de moitié le nombre de morts subites. Mais cette mesure a augmenté le nombre de plagiocéphalies positionnelles. Le cou des tout-petits étant naturellement peu musclé, quand ils sont couchés sur le dos, ils ont facilement tendance à toujours dormir la tête tournée vers la droite ou vers la gauche. D'où une pression continue, toujours au même endroit, sur une structure crânienne très souple, et la possible apparition d’un aplatissement. Le risque est plus encore plus élevé pour les enfants souffrant de torticolis congénital. Dans de rares cas, la plagiocéphalie peut aussi s'expliquer par une grossesse multiple et un manque de place dans l'utérus. Ou encore un séjour en réanimation ou néonatologie, la ventilation de longue durée et/ou la présence d’un cathéter limitant parfois la mobilité des prématurés.

La solution : l’encourager à tourner la tête
Pas question pour autant de remettre en cause le bien-fondé du couchage sur le dos. La crainte de voir une plagiocéphalie s'installer ne justifie en rien d'exposer les nourrissons aux risques liés au couchage sur le ventre. Pour prévenir et au besoin corriger une plagiocéphalie qui commence à s’installer, il suffit de diminuer au maximum le temps d'appui sur une seule zone du crâne. Pour cela, les parents et vous même pouvez tourner délicatement la tête de l’enfant quand il est endormi. Quand il est éveillé, il faut l’encourager à varier les positions : bouger son lit de telle sorte que la lumière ne vienne pas toujours du même côté, installer son tableau d'éveil tantôt à sa gauche tantôt à sa droite, le laisser jouer sur le ventre quand vous êtes avec lui... Il faut également penser, d’un repas sur l’autre, à changer de côté quand il prend le biberon. Et limiter le temps passé dans le transat. 

Si ça ne suffit pas : des séances de kiné et/ou d’ostéo

Si le problème persiste malgré vos précautions et celles des parents, conseillez à ces derniers d’en parler à leur pédiatre. Il les orientera au besoin vers un kinésithérapeute et/ou un ostéopathe. Cette prise en charge est particulièrement indiquée en cas de torticolis congénital qui limite les mouvements de bébé. Deux à trois séances peuvent suffire pour permettre au cou de retrouver une meilleure mobilité.