Le rhume

En soi, un rhume n’est pas grave. Mais il peut gêner le sommeil et l’alimentation des tout-petits. Il peut aussi dégénérer en otite, en angine, en bronchiolite… Voici ce que vous pouvez faire durant la journée pour soulager les enfants que vous accueillezLes symptômes : un écoulement nasal et une légère fièvre
Les symptômes du rhume chez les enfants sont les mêmes que chez l’adulte : ils sont patraques, grognons, ils peuvent avoir jusqu’à 38° de fièvre et leur nez se bouche avant de se mettre à couler. Les conséquences sont toutefois un peu plus embêtantes : la physiologie particulière de leur nez fait qu’il s’obstrue plus rapidement et que les bactéries s’y développent plus vite. D’où des risques plus élevés de surinfection bactérienne. Et parce qu’ils doivent dormir à plat, leur sommeil est souvent perturbé, tout comme la prise du biberon ou du sein. Difficile en effet de boire quand on a le nez pris. Maladie virale, le rhume disparaît généralement de lui-même au bout de trois à six jours. Les parents doivent consulter un médecin si la maladie dure plus longtemps, si l’enfant a moins de 6 mois, s’il fait beaucoup d’otites ou s’il présente l’un de ces symptômes : toux, fièvre persistante ou supérieure à 38,5°, écoulement nasal épais depuis 24 heures, vomissements, diarrhée. 

Le traitement : des lavages réguliers du nez
La priorité pour permettre à bébé de bien respirer est de nettoyer son nez très régulièrement avec des pulvérisations de sérum physiologique ou d’eau de mer, au minimum avant les repas et les couchers. Avec un tout-petit, mieux vaut faire ce nettoyage lorsqu’il est allongé. Commencer par incliner sa tête sur le côté et introduire délicatement l’embout du spray ou de la dosette dans sa narine supérieure tout en maintenant sa tête pour éviter tout mouvement brusque. Effectuer ensuite une pulvérisation franche de 2 à 3 secondes en dirigeant le jet horizontalement jusqu’à ce que le liquide sorte par la narine inférieure. Puis redresser sa tête afin de laisser s’écouler les mucosités et essuyer son nez à l’aide d’un mouchoir avant de répéter de l’autre côté. 
Si l’enfant a plus d’un an, ces gestes peuvent s’effectuer lorsqu’il est assis ou debout. L’essentiel, dans tous les cas, est de veiller à ce que sa tête ne soit pas renversée en arrière afin que le liquide ne descende pas dans sa gorge. Penser aussi à rincer l’embout des sprays à l’eau chaude après chaque utilisation. 
Une fois fluidifié, le mucus chargé de bactéries s’évacue plus facilement. Mais un enfant ne sait pas se moucher avant au moins l’âge de 2 ans. Il faut donc utiliser un mouche-bébé. Modèle par aspiration ou modèle à poire, ils sont tout aussi efficaces, c’est une question de préférence. L’essentiel est de penser à boucher la narine opposée pendant l’opération et de stériliser régulièrement le mouche-bébé.
 Si la fièvre gêne l’enfant, il faut le découvrir, lui proposer à boire régulièrement, maintenir la température de sa chambre à 19°C et au besoin lui donner du paracétamol. 

Quelques précautions pour éviter les récidives
Pour limiter les récidives, il est essentiel de protéger l’enfant du tabagisme passif. La fumée paralyse les cils qui tapissent la muqueuse de son nez et ils sont moins performants pour barrer la route aux virus. Pour limiter la transmission des virus, les adultes doivent aussi prendre l’habitude de se laver soigneusement les mains avant de toucher l’enfant et d’éviter les bisous sur son visage quand ils sont eux-mêmes enrhumés. Les professionnelles ont tout intérêt à porter un masque. Mieux vaut aussi empêcher, dans la mesure du possible, les échanges de tétines. Sauf avis médical, il n’y a aucune raison de laver le nez de l’enfant tous les jours en dehors des épisodes de rhume. Cela ne ferait que sensibiliser la muqueuse, qui serait alors plus sujette aux infections. Il est par contre primordial d’aérer sa chambre tous les jours, même quand il fait froid (10 minutes suffisent) et de veiller à ce que la température n’y dépasse pas 20°.