L’infection urinaire

L’infection urinaire se soigne bien mais le traitement antibiotique doit être mis en place rapidement. Voilà pourquoi, chez les bébés, une fièvre dépassant les 38° sans aucun signe associé nécessite impérativement un avis médical.Les symptômes : une fièvre mal supportée
Il est difficile de repérer le début d’une infection urinaire (cystite) chez les bébés : ils ne se plaignent pas de douleurs abdominales ni d’envies fréquentes d’uriner. C’est donc au second stade de la maladie, quand l’infection a gagné les reins (pyélonéphrite), qu’elle se manifeste sous la forme d’une fièvre élevée s’accompagnant de frissons, de fatigue et d’une perte d’appétit. Ces signes peuvent s’accompagner de vomissements, de selles liquides, d’urines troubles voire malodorantes.

Le diagnostic doit être posé et le traitement mis en place sans tarder. Chez un enfant de moins de 3 mois, toute fièvre doit faire l’objet d’un test systématique des urines. Ensuite, à partir de 3 mois, ce test est  demandé en l’absence de signes cliniques susceptibles d’expliquer la fièvre lors de la première consultation (diagnostic d’une otite, d’une angine, d’une varicelle). Ou encore lorsque celle-ci dure plus de deux-trois jours sans raison apparente.  

Le traitement : une perfusion d’antibiotiques 
Chez les bébés, l’infection urinaire nécessite une hospitalisation et l’administration d’antibiotiques par intraveineuse durant généralement quatre jours. 

Le réflexe prévention : une bonne hydratation
Le meilleur moyen de prévenir les infections urinaires est de proposer régulièrement à boire aux enfants, même s’ils n’en font pas la demande spontanément, surtout en été et quand ils troquent les biberons contre des purées et des compotes. Ne l’ oubliez pas quand vous êtes avec lui et rappelez aussi aux parents. 

A noter
Il existe des risques de récidives. Pour les prévenir, le pédiatre demandera une cystographie 4 à 6 semaines après la guérison si l’enfant a moins d’un an. Cet examen radiographique permet en effet de s’assurer de l’absence de reflux vésico-urétéral. Le plus souvent temporaire, cette anomalie qui touche davantage les petits garçons explique en effet certaines pyélonéphrites à répétition.